J'aime ces belles balades que vous me proposez et ces énigmes qui quelquefois me prennent la tête, partager ces moments complices de recherches et de trouvailles, ces crises de rigolades en revenant bredouille ou en savourant les carnets...
Mon stylo fait la grève,
Furieux de cette trop longue trêve
Il a peur que je sois brève.
Je lui dis « marche ou crève »
( L’abandonner ? pas même en rêve ! ).
Allez Stylo, délivre-moi ta sève.
Et toi mon amie,
Tu souris,
De ces quelques graffitis
Dessinés par Sophie ?
De ses effets de plume,
De ses essais de plume
Sans nuage et sans brume.
Beau stylo plume,
Est-ce la brume
Qui t’allume ?
Elle fume
La brume,
Finie la trêve
Finie la grève
Tu délivres ta sève
Même pas un rêve !
Stylo beau stylo,
Ne me laisse pas en rade,
Ce ne serait pas une régalade,
Mais ne bave pas stylo !
J’vais passer pour un charlot,
Ou une charlotte …à la fraise ?
( Pour faire rimer Méry, j’vais être un peu niaise )
Ou bien au chocolat,
Pour toi qui me lis, là !

Merci pour l’encre !
Stylo tes caprices me font faire des poèmes de cancres,
Je te parle
Je lui parle
Méli Melo
Des mots qui coulent à flot
Et blablabla et blablablaTu me suis toujours là ?
J'écris plein de bêtises
La panne d'idées est ma hantise
Le secret du stylo j’ai découvert…
Il aime que j’écrive des vers !
Et il semble même
Que mes poèmes il aime !
Il m’a donné sa sève
Avant que la page ne s’achève !
Capricieux et amateur de mes mots,
Il me fait rire, tu comprends à demi-mot !
Me voici donc condamnéeD’écrire en comptant les pieds ( de nez )
D’écrire des rimes
Tu vois, c’est pas pour la frime !
Tu crois que je vais tenir le coup ?
Et arriver jusqu’au bout ?
Manquerait plus qu’il m’impose l’acrosticheTu crois que je devrais ? …chiche ?
Chiche ! Donne moi un mot, un terme, un substantif
Pas un truc tiré par les tifs !
Tiens, prenons le dernier mot que tu m’as appris :
"Lazaret", dernière ciste que tu mis..
Le Lazaret est un lieu
A part, isolé, où l’on mettait les lépreux
Zou !
Adieu, on ne veut pas de vous
Réduit à moins que rien par la maladie
Et aux oubliettes comme des maudits
Tu vois comme c’est fastoche
Ecrire et que rien ne cloche !
J’ai réussi mon pari
La source jamais ne tarit
Des mots en avalanche…
Dire que j’ai laissé un page blanche !
J’espère que tu auras apprécié la plaisanterie,
Ne boude pas, mais non, mais ris !
Ah ben voilà, je vais me faire appeler Arthur
Car je viens de faire une rature
Là haut sur la page de gauche
Ta cops, comme elle est gauche !
Et comme je ne vais pas relire
Ce cahier plein de délires,
Tu trouveras d’autres fautes
Si je les corrige, le charme j’ôte.